samedi 13 novembre 2010
mardi 19 octobre 2010
INCARCERATION DE BRUNO HERPIN
Nous avons appris de source sûre l'arrestation de Bruno HERPIN en date du 18 Octobre 2010. Il a été incarcéré à la maison d'arrêt de LUYNES près d'Aix en Provence en attendant son passage devant la Cour d'Appel d'Aix en Provence.
Rappelons qu'il a été condamné le 12 Mai dernier par le tribunal correctionnel de Digne les Bains pour escroqueries, escroqueries au jugement, faux et usage, à 5 années d'emprisonnement dont 30 mois avec mise à l'épreuve et que l'appel qu'il a formé contre ce jugement le rend à nouveau "présumé innocent"...
Reste à savoir ce que vont devenir les quelques 80 procès (connus) qu'il a engagés avec l'aide juridictionnelle totale devant les juridictions civiles ou commerciales (dont un en Cour de Cassation) ... et s'il pourra continuer à facturer, mettre en demeure et assigner durant son incarcération et surtout après sa sortie !
La dernière assignation que nous avons enregistrée est parvenue à une victime de Fréjus le jour même de son arrestation !
mardi 12 octobre 2010
lundi 4 octobre 2010
samedi 2 octobre 2010
vendredi 1 octobre 2010
vendredi 28 mai 2010
Presse - Nord éclair - 28/05/2010
Le combat d'un couple neuvillois victime d'une arnaque aux bijoux
Près de 150 commerçants en France regroupés en association se disent victimes de Bruno Herpin, vendeur de bijoux fantaisie. Condamné à 5 ans de prison, il vient de faire appel.
HUGUES BALLOIS > hugues.ballois@nordeclair.fr
La justice reproche à ce sexagénaire d'avoir mis en place, entre 1999 et 2001, un système de dépôt-vente de bijoux fantaisie. Près de 150 petits commerçants de toute la France auraient ainsi été les victimes d'une arnaque bien rodée. Le préjudice total est aujourd'hui estimé à plus d'1,5 million d'euros.
Au terme de neuf ans d'instruction, Bruno Herpin a été jugé en mars au tribunal correctionnel de Digne-les-Bains (Alpes de Haute-Provence), où il comparaissait libre. Le 12 mai, les juges l'ont condamné à cinq ans de prison dont trente mois avec sursis et mise à l'épreuve. Avec obligation d'indemniser les victimes.
Bruno Herpin étant absent ce jour-là, un mandat d'arrêt a été délivré contre lui. Quelques jours plus tard, le prévenu a été incarcéré. La fin d'une courte cavale. Il vient de faire appel de cette décision. Une victoire, suivie d'une déception, pour l'association La perle rare, basée à Neuville, qui est à l'origine du procès intenté contre ce sexagénaire. L'association, Danièle et Jean-Paul Clément l'ont créée en 2001. Elle regroupe près de 150 victimes.
60 000 francs
de bijoux invendables
Selon les plaignants, en 1999, Bruno Herpin s'est présenté comme artisan bijoutier. Ça tombait bien, Danièle Clément, alors commerçante à Roncq et à Arras, avait un creux dans ses stocks. « Il y avait du monde dans le magasin, se souvient-elle. On a fait la transaction rapidement. » Mais la commerçante n'a pas de raison de se méfier. Un bref contrat de douze lignes prévoyant que les bijoux restent la propriété de Herpin. Avec juste une particularité, a priori normale : sans paiement ou restitution au bout de six mois des invendus, les lots de bijoux deviennent alors la propriété des commerçants.
Rien d'alarmant pour Danièle qui trouvait même que l'artisan lui faisait confiance en lui laissant son stock. Sauf que Bruno Herpin se serait fait très discret quand il s'est agi de lui rendre ses bijoux, après inventaire. « Je me suis rendu compte que ses bijoux n'étaient pas faciles à vendre , explique Danièle. J'ai appelé plusieurs fois Herpin, lui ai envoyé des recommandés. » Rien à faire, selon le couple, l'homme n'était jamais disponible. Mais l'échéance des six mois approchait. Le couple s'est même rendu à Mane, dans les Alpes de Haute Provence, où habite Bruno Herpin, « pour lui rendre en mains propres ses bijoux ». Personne. Pourtant Danièle et Jean-Paul n'envisagent pas encore l'escroquerie. Jusqu'au jour où ils ont reçu une facture de 60 000 francs (plus de 9 000 E) pour les deux lots déposés à Arras et Roncq.
Bruno Herpin
contre-attaque
La commerçante se retrouve dans la foulée assignée en recouvrement. Dès lors, le couple ne cesse de multiplier les recherches pour trouver d'autres victimes. Il loue même un camping-car pendant ses vacances et tape aux portes des commerçants. En mai 2001, un juge ouvre une instruction, « une première victoire ». D'autres personnes rejoignent l'association. « Le premier acte du juge a été d'interdire à Herpin d'autres dépôts de bijoux et la sortie de la région PACA, approuve Jean-Paul Clément. Parallèlement, Herpin a lancé 80 procédures d'injonction dans tous les tribunaux commerciaux de France. Notre travail aujourd'hui, c'est de mettre au courant ces tribunaux pour lever ces injonctions. » Selon les plaignants, Bruno Herpin aurait employé d'autres procédés pour escroquer les commerçants. Il aurait même produit des faux au tribunal (lire encadré). Pour eux, « du fond de sa prison, il peut toujours nuire ». Les victimes devront attendre l'arrêt de la cour d'appel, qui confirmera ou infirmera la décision du tribunal correctionnel.
Près de 150 commerçants en France regroupés en association se disent victimes de Bruno Herpin, vendeur de bijoux fantaisie. Condamné à 5 ans de prison, il vient de faire appel.
HUGUES BALLOIS > hugues.ballois@nordeclair.fr
La justice reproche à ce sexagénaire d'avoir mis en place, entre 1999 et 2001, un système de dépôt-vente de bijoux fantaisie. Près de 150 petits commerçants de toute la France auraient ainsi été les victimes d'une arnaque bien rodée. Le préjudice total est aujourd'hui estimé à plus d'1,5 million d'euros.
Au terme de neuf ans d'instruction, Bruno Herpin a été jugé en mars au tribunal correctionnel de Digne-les-Bains (Alpes de Haute-Provence), où il comparaissait libre. Le 12 mai, les juges l'ont condamné à cinq ans de prison dont trente mois avec sursis et mise à l'épreuve. Avec obligation d'indemniser les victimes.
Bruno Herpin étant absent ce jour-là, un mandat d'arrêt a été délivré contre lui. Quelques jours plus tard, le prévenu a été incarcéré. La fin d'une courte cavale. Il vient de faire appel de cette décision. Une victoire, suivie d'une déception, pour l'association La perle rare, basée à Neuville, qui est à l'origine du procès intenté contre ce sexagénaire. L'association, Danièle et Jean-Paul Clément l'ont créée en 2001. Elle regroupe près de 150 victimes.
60 000 francs
de bijoux invendables
Selon les plaignants, en 1999, Bruno Herpin s'est présenté comme artisan bijoutier. Ça tombait bien, Danièle Clément, alors commerçante à Roncq et à Arras, avait un creux dans ses stocks. « Il y avait du monde dans le magasin, se souvient-elle. On a fait la transaction rapidement. » Mais la commerçante n'a pas de raison de se méfier. Un bref contrat de douze lignes prévoyant que les bijoux restent la propriété de Herpin. Avec juste une particularité, a priori normale : sans paiement ou restitution au bout de six mois des invendus, les lots de bijoux deviennent alors la propriété des commerçants.
Rien d'alarmant pour Danièle qui trouvait même que l'artisan lui faisait confiance en lui laissant son stock. Sauf que Bruno Herpin se serait fait très discret quand il s'est agi de lui rendre ses bijoux, après inventaire. « Je me suis rendu compte que ses bijoux n'étaient pas faciles à vendre , explique Danièle. J'ai appelé plusieurs fois Herpin, lui ai envoyé des recommandés. » Rien à faire, selon le couple, l'homme n'était jamais disponible. Mais l'échéance des six mois approchait. Le couple s'est même rendu à Mane, dans les Alpes de Haute Provence, où habite Bruno Herpin, « pour lui rendre en mains propres ses bijoux ». Personne. Pourtant Danièle et Jean-Paul n'envisagent pas encore l'escroquerie. Jusqu'au jour où ils ont reçu une facture de 60 000 francs (plus de 9 000 E) pour les deux lots déposés à Arras et Roncq.
Bruno Herpin
contre-attaque
La commerçante se retrouve dans la foulée assignée en recouvrement. Dès lors, le couple ne cesse de multiplier les recherches pour trouver d'autres victimes. Il loue même un camping-car pendant ses vacances et tape aux portes des commerçants. En mai 2001, un juge ouvre une instruction, « une première victoire ». D'autres personnes rejoignent l'association. « Le premier acte du juge a été d'interdire à Herpin d'autres dépôts de bijoux et la sortie de la région PACA, approuve Jean-Paul Clément. Parallèlement, Herpin a lancé 80 procédures d'injonction dans tous les tribunaux commerciaux de France. Notre travail aujourd'hui, c'est de mettre au courant ces tribunaux pour lever ces injonctions. » Selon les plaignants, Bruno Herpin aurait employé d'autres procédés pour escroquer les commerçants. Il aurait même produit des faux au tribunal (lire encadré). Pour eux, « du fond de sa prison, il peut toujours nuire ». Les victimes devront attendre l'arrêt de la cour d'appel, qui confirmera ou infirmera la décision du tribunal correctionnel.
dimanche 16 mai 2010
Presse - Le Dauphiné - 14/05/2010
DIGNE-LES-BAINS - MANE (ALPES DE HAUTE-PROVENCE)
Deux ans de prison ferme pour l'escroc aux bijoux fantaisie
Bruno Herpin, un sexagénaire de Mane (Alpes-de-Haute-Provence), est depuis mercredi sous le coup d'un mandat d'arrêt. Le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains l'a condamné à cinq ans de prison dont trois avec sursis et mise à l'épreuve pendant trois ans. Il a notamment l'obligation d'indemniser les victimes, dont 103 s'étaient constitué parties civiles (DL des 10, 17, 18 et 19 mars 2010).
C'est une escroquerie à grande échelle dont cet homme, qui vit dans un domaine de 28 hectares et roule en Porsche, a été reconnu coupable. Tous les commerçants parties civiles ont été victimes du même procédé. M. Herpin, son épouse Michèle Dubin ou une démarcheuse, Mélanie Lempereur, se présentaient dans les boutiques peu avant leur fermeture et proposaient un lot de bijoux fantaisie en dépôt. Et tous ont rencontré les mêmes difficultés à restituer les invendus dans les délais impartis par le contrat qu'ils avaient signé. De sorte qu'ils se retrouvaient ensuite assignés en recouvrement par Bruno Herpin. C'est après de longues années que la multiplicité des escroqueries a pu être établie. Une association, "La Perle rare", a été créée dans le Nord. Elle a recensé près de 200 victimes du procédé et estimé le préjudice total à 1,5 million d'euros.
"Répétition et sophistication"
Compte tenu de « la répétition et de la sophistication progressive des actions frauduleuses, de l'absence de compassion tant au cours de l'instruction que de l'audience ainsi que du mépris pour le contrôle judiciaire dont il faisait l'objet depuis 2002, le tribunal avait décidé un mandat de dépôt à l'audience » a indiqué le président Brunet. Dans la mesure où M. Herpin était absent ce mercredi à l'audience, ce mandat de dépôt se transforme en mandat d'arrêt. Concernant Mélanie Lempereur, le tribunal a requalifié les faits d'escroquerie en complicité d'escroquerie. Compte tenu de l'absence d'antécédents, elle écope d'un an de prison avec sursis. L'action publique se poursuit à l'encontre de l'ex-femme d'Herpin, dont le cas a été dissocié.
De notre correspondant local KATY CANTAGREL
Deux ans de prison ferme pour l'escroc aux bijoux fantaisie
Bruno Herpin, un sexagénaire de Mane (Alpes-de-Haute-Provence), est depuis mercredi sous le coup d'un mandat d'arrêt. Le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains l'a condamné à cinq ans de prison dont trois avec sursis et mise à l'épreuve pendant trois ans. Il a notamment l'obligation d'indemniser les victimes, dont 103 s'étaient constitué parties civiles (DL des 10, 17, 18 et 19 mars 2010).
C'est une escroquerie à grande échelle dont cet homme, qui vit dans un domaine de 28 hectares et roule en Porsche, a été reconnu coupable. Tous les commerçants parties civiles ont été victimes du même procédé. M. Herpin, son épouse Michèle Dubin ou une démarcheuse, Mélanie Lempereur, se présentaient dans les boutiques peu avant leur fermeture et proposaient un lot de bijoux fantaisie en dépôt. Et tous ont rencontré les mêmes difficultés à restituer les invendus dans les délais impartis par le contrat qu'ils avaient signé. De sorte qu'ils se retrouvaient ensuite assignés en recouvrement par Bruno Herpin. C'est après de longues années que la multiplicité des escroqueries a pu être établie. Une association, "La Perle rare", a été créée dans le Nord. Elle a recensé près de 200 victimes du procédé et estimé le préjudice total à 1,5 million d'euros.
"Répétition et sophistication"
Compte tenu de « la répétition et de la sophistication progressive des actions frauduleuses, de l'absence de compassion tant au cours de l'instruction que de l'audience ainsi que du mépris pour le contrôle judiciaire dont il faisait l'objet depuis 2002, le tribunal avait décidé un mandat de dépôt à l'audience » a indiqué le président Brunet. Dans la mesure où M. Herpin était absent ce mercredi à l'audience, ce mandat de dépôt se transforme en mandat d'arrêt. Concernant Mélanie Lempereur, le tribunal a requalifié les faits d'escroquerie en complicité d'escroquerie. Compte tenu de l'absence d'antécédents, elle écope d'un an de prison avec sursis. L'action publique se poursuit à l'encontre de l'ex-femme d'Herpin, dont le cas a été dissocié.
De notre correspondant local KATY CANTAGREL
jeudi 13 mai 2010
Presse - La Provence - 12/05/2010
L'escroc, condamné à 5 ans de prison, ne se présente pas au tribunal
Cent cinquante commerçants, aujourd'hui partie civile, avaient signé avec Bruno Herpin entre 1999 et 2001 un contrat de dépôt-vente de bijoux fantaisie. Sur celui-ci, un seul feuillet stipulait que les lots restaient sa propriété mais, sans paiement ou sans restitution au bout de six mois, la marchandise devenait la propriété du commerçant, aussitôt destinataire d'un commandement à payer 30000 francs.
Un procédé qui aura valu à Bruno Herpin une condamnation pour escroquerie de 5 ans de prison, dont la moitié avec sursis. Le jugement a été rendu au tribunal de Digne en l'absence de l'accusé, aujourd'hui recherché par la police.
Cent cinquante commerçants, aujourd'hui partie civile, avaient signé avec Bruno Herpin entre 1999 et 2001 un contrat de dépôt-vente de bijoux fantaisie. Sur celui-ci, un seul feuillet stipulait que les lots restaient sa propriété mais, sans paiement ou sans restitution au bout de six mois, la marchandise devenait la propriété du commerçant, aussitôt destinataire d'un commandement à payer 30000 francs.
Un procédé qui aura valu à Bruno Herpin une condamnation pour escroquerie de 5 ans de prison, dont la moitié avec sursis. Le jugement a été rendu au tribunal de Digne en l'absence de l'accusé, aujourd'hui recherché par la police.
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